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Les principales périodes de l'histoire de la Thaïlande

4 - Histoire

Les origines

Au VI e siècle av. J.-C., les Chinois considèrent comme barbares les peuples qui vivaient au sud du Yang-Tsé. D’après les descriptions, il pourrait s’agir des Thaïs qui, sous la pression chinoise, migrent vers le Sud et fondent, dans la région du Yunnan, le royaume de Nan Chao (voir lors d’un circuit Thailande).
Nan Chao devient pourtant tributaire des Chinois vers la fin du VIIIe siècle, mais reste un Etat indépendant jusqu’en 1253, où il est conquis par Kublai Khan et ses Mongols. Dès cet instant les migrations vers le Sud, qui avaient continué au cours des siècles, s’accentuent. Ce sont les cours d’eau qui tracent les voies de pénétration et de conquête des Thaïs : leurs tribus s’installent dans les plaines alluviales fertiles de l’Irrawaddi, du Salween, du Menam et du Mekong. Ils s’assimilent aux populations indigènes (Khmers, Môns, Lawas, etc.) et fondent de nombreuses petites principautés sur les territoires actuels de la Birmanie, de la Thaïlande, du Laos, du Cambodge et du Vietnam.
Tandis que les Thaïs de l’Indochine occidentale et orientale restent en minorité, ceux qui occupent la vallée du Menam ont plus de succès. Au début ils se heurtent aux petits Etats indépendants des Môns, des Lawas, des Karens et d’autres, puis contre les avant-postes du grand Empire des Khmers (capitale Angkor, Cambodge) et de l’Etat Môn, Dvaravati, dont le centre est Lavo, l’actuelle Lopburi. Les Khmers et les Môns, hautement civilisés, deviennent les instructeurs des Thaïs, rudes montagnards qui ne vivent que de chasse, d’élevage et de riziculture. Les immigrés leur doivent les bases de leur administration, de leur religion, de leur culture, ainsi que les arts de la guerre.
Les dirigeants Thaïs, bientôt gouverneurs de villes et de provinces khmères, s’emparent de l’Etat de Sukhothai en 1238, et l’arrachent au royaume khmer. Puis ils forment au nord du Sukhothai les principautés de Phayao et de Chiangrai.

Naissances et rivalités des royaumes

1187. Trois princes : Ram Khamhaeng de Sukhothai, Mengrai de Chiangrai (plus tard Chiangmai) et Ngam Muang de Phayao, concluent un « traité d’amitié éternelle » qui jette les bases de l’ascension d’un royaume thaï, au moment du déclin de la Birmanie et du royaume Khmer.

Ram Khamhaeng, l’initiateur de la fédération, conquiert toute la vallée du Menam jusqu’à la côte et la péninsule de Malacca et l’actuelle ville de Nakhon Sithammarat. Il est considéré comme le fondateur du premier Etat et le créateur de l’alphabet thaï (1283), dérivé des caractères indiens Dewanagari utilisés par les Khmers. Le bouddhisme devient religion officielle. Sukhothai, la capitale du royaume de Ram Khamhaeng (1275-1317), devient ainsi le berceau de la civilisation thaïe et le point de départ d’un royaume indépendant.
Des dissensions perpétuelles avec les petites principautés thaïes voisines amènent le déclin de la dynastie Sukhothai. Un prince de la ville d’Uthong, située au sud, prend le pouvoir et le trône sous le nom de Rama Thibodi (Ramadhipati) et choisit comme capitale Ayutthaya (Ajudha ou Ayuthya)

1350-1767. Le royaume d’Ayuttahya, ou du Siam, devient l’Etat le plus puissant d’Asie du Sud-Est. Le Siam affirme sa supériorité dans les conflits perpétuels avec le Cambodge, la Birmanie, Chiangmai et d’autres petites principautés thaïes, et impose le tribut à ses voisins

1432. Les Khmers, très affaiblis, quittent leur capitale d’Angkor. Le Siam aurait conquis tout le Cambodge s’il n’avait pas été, en même temps, en guerre contre Chiangmai.

1511. Albuquerque, vice-roi portugais des Indes, envoie une ambassade à Ayutthaya, qui fait connaître le Siam en Europe. Peu après, les Birmans conquièrent les Etats Schan, Chiangmai, Luang Prabang (Laos), et finalement aussi le Siam (1564-1569).

1584. Phra Naret, un noble thaï, libère son pays de la domination birmane, et monte sur le trône sous le nom de Naresuan.

1590-1605. Le roi Naresuan, grâce à une suite de campagnes victorieuses, annexe les Etats voisins, dont le Cambodge. Fort de son extension territoriale et de ses échanges internationaux (il fait aussi du commerce avec l’Europe), le Siam jouit d’une situation florissante.

Ruines d'Ayuthaya- Thaïlande

Ruines d’Ayuthaya- Thaïlande

1657-1688.Sous le roi Narai, Ayutthaya devient une métropole fastueuse. Lopburi, résidence d’été de la Cour, devient seconde capitale. Un grec, Constantin Phaulkon, devient influent à la Cour et obtient le titre de Chancelier. Les Anglais et les Hollandais ouvrent des comptoirs et des établissements commerciaux sur la côte et le long du Menam. Ils se heurtent aux missionnaires français qui essaient de convertir Narai au catholicisme et aux navires de guerre envoyés par Louis XIV décidé à créer une sphère d’influence française.
Une rivalité sans limite avec la Compagnie britannique des Indes Orientales, source d’incidents permanents et l’assassinat de Phaulkon rendent les Occidentaux impopulaires : à la mort de Narai (1688), les relations avec les Européens sont coupées.

18e siècle. Le Vietnam reconstitue sa puissance et menace la souveraineté du Siam sur le Cambodge et les principautés du Laos. En Birmanie, la dynastie Konbaung prend le pouvoir et met tout en oeuvre pour reconquérir le Siam.

1767. En avril les Birmans, après 2 ans de siège, conquièrent Ayutthaya et mettent la ville à feu et à sang. Les archives de la Cour sont détruites, et avec elles d’irremplaçables témoins de l’histoire, de la littérature et de la civilisation siamoises. Un sous-commandant de l’armée siamoise, Tak Sin, arrive à fuir vers le Sud avec 500 hommes environ. II réussit à reconstituer l’armée siamoise, chasse les Birmans, remporte une victoire sur le Cambodge, conquiert Chiangmai et devient roi. Il établit sa résidence à Thonburi, sur la rive ouest du Menam.

1782. L’énormité et la rapidité de ses succès font sombrer Tak Sin dans la folie des grandeurs. II perd le trône et la vie après une révolte de ses officiers menée par Chao Phya Chakri.
Le général Chakri, fondateur de la dynastie Chakri régnant jusqu’à nos jours, monte sur le trône du Siam sous le nom de Rama Ier.

Des rois absolus mais éclairés

1782-1809
Rama Ier déplace sa capitale sur la rive est du Menam, en face de Thonburi, vers l’actuelle Bangkok. Il défend le pays contre de nombreuses invasions des Birmans et parvient à consolider le Siam. Á sa mort le pays est à nouveau la principale puissance de toute l’Indochine.

1809-1824
Phra Bouddha Loet La Naphalai ou Rama II doit, comme son père, se protéger des invasions aux frontières. Il poursuit l’aménagement de la nouvelle capitale, Bangkok, et renoue les contacts avec les Anglais qui ont développé leurs échanges commerciaux sur la presqu’île malaise.

1824-1851
Le roi Phra Nang Klao ou Rama III remporte en 1828 la victoire sur Vientiane (Laos), mais doit partager la suprématie sur le Cambodge avec le Vietnam. Les premiers traités commerciaux avec les puissances européennes sont signés avec réticence. Des missionnaires protestants commencent à enseigner les méthodes d’éducation et des mesures sanitaires modernes (vaccinations). Introduction de l’imprimerie.

Palais Royal - Bangkok, Thaïlande

Palais Royal – Bangkok, Thaïlande – © Greg Knapp / Flickr

1851-1868
Le demi-frère de Rama III et fils de Rama II, Mongkut passe sa jeunesse comme moine dans un monastère. Avec le titre de Rama IV, il accède au trône et met définitivement fin à l’isolement politique du Siam (depuis 1688).
Il contracte avec l’Angleterre en 1855 un traité d’amitié et de commerce, auquel succèdent des traités avec les USA et quelques pays européens. Européens et Américains sont appelés dans le pays pour y contribuer au progrès et à la modernisation. Le roman Anne et le Roi de Siam diffusé par le cinéma et la télévision, se situe à cette époque.

1868-1910
Phra Chula Chom Klao ou Chulalongkorn, Rama V, continue la politique de la porte ouverte de son père. En considération de la durée de son règne, il est encore aujourd’hui le monarque le plus populaire du Siam. Les Français poursuivent leur expansion en Indochine et les Britanniques conquièrent la Birmanie supérieure. L’accord des deux puissances et la politique avisée de Chulalongkorn réussissent à maintenir l’indépendance du Siam, qui constitue désormais un Etat-tampon entre les deux empires coloniaux.
Chulalongkorn supprime le servage des cultivateurs de riz endettés, développe la construction de voies ferrées (avec l’aide de l’Allemagne), de routes et de ponts, et il est le premier monarque siamois à visiter l?Europe en 1897 et 1907.

Le XXe siècle

1910-1925
Le roi Vajiravudh, Rama VI, fait ses études à Oxford et sert dans l’armée britannique. II rejoint les Alliés au cours de la première guerre mondiale. Suivant son penchant pour les études, il pousse l’amélioration de l’éducation et des services de santé.

1925-1935
Le roi Prajadhipok, Rama VII, fils de Chulalongkorn, à la suite d’un putsch militaire, donne au pays en 1932 sa constitution. De monarchie absolue sous un roi divinisé, le Siam devient une monarchie constitutionnelle

1935-1946
Prajadhipok abdique en faveur de son neveu âgé de 10 ans, élevé en Suisse : Amanda Mahidol, Rama VIII. Celui-ci est représenté par un conseil de régence qui exerce en 1939 une politique de caractère nettement nationaliste, amenant entre autres le changement du nom du pays de Siam en Thaïlande (« Pays des hommes libres »).

8 décembre 1941
Les troupes japonaises traversent le pays en route vers la Birmanie et la Malaisie. Afin de gagner l’amitié des Thaïlandais, les Japonais leur cèdent une partie des territoires du Cambodge, de la Malaisie et de la Birmanie.

1945.
Après la victoire des Etats-Unis sur le Japon, la Thaïlande s’aligne sur les Alliés ; le roi Mahibol est assassiné.

 

1946.
Bhumibol Adulyadej (Phumipon Aduljadet), le jeune frère de Mahibol, prend sa succession sous le nom de Rama IX ; il est assisté d’un conseil de régence jusqu’à sa majorité en 1948.
Depuis 1948, la Thaïlande a connu un grand nombre de coups d’État militaires réussis ou manqués ; quelquefois sanglants, tous menés dans une surenchère nationaliste, mais sans grand changement sur le plan de la politique intérieure ou extérieure. La personne du Roi reste sacrée et son rôle d’arbitre réaffirmé à chaque fois.

1955
La Thaïlande adhère à l’OTASE, pacte militaire d’alliance entre les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, et plusieurs nations d’Asie.

1965
Début de la guérilla communiste dans le nord du pays. La Thaïlande envoie un corps expéditionnaire au Vietnam au côté des Américains.

1967.
Création de l’ANSEA

1973-1974
Émeutes d’étudiants à Bangkok contre le pouvoir militaire.

1975.
Fin de la guerre du Vietnam et du Cambodge. Des dizaines de milliers de réfugiés affluent en Thaïlande. Le flux ne cessera plus jusqu’à la fin des années 1990.

1976.
Départ des derniers soldats américains basés en Thaïlande. Nouvelles émeutes étudiantes.

1977
Dissolution de l’OTASE.

1982
Bicentenaire de la fondation de Bangkok.

1980-1993
Vie politique agitée (coups d’états manqués, tentatives de réformes de la Constitution), mais un processus démocratique s’est mis en place ; élections libres, partis politiques d’opposition modérés, fin de la guérilla communiste. Les élections législatives de 1988, 1992 et de 1996 ont confirmé cette évolution démocratique. 1987 a été déclaré année de la Thaïlande à l’occasion des magnifiques festivités célébrant le soixantième anniversaire du roi.

 

1991, février
Coup d’état, sans effusion de sang, par le général Suchinda Kaprayoon, celui-ci souhaitant lutter contre la corruption.

1992, mai
Massacre des manifestants (étudiants) contre le pouvoir en place. Le général Suchinda, responsable de cette tragédie, est humilié et renvoyé par le roi Bhumibol.

1992, septembre
Chuan Leekpai devient Premier ministre et entame le plus long mandat (2 ans et demi) de toute l’histoire politique du pays

1995
Gouvernement de Banharn Silpa-Archa, particulièrement impliqué dans les scandales de drogues et de corruption. S’il n’a pas le soutien de la presse, le petit peuple l’apprécie pour ses mesures concrètes (mise en place de l’électricité, de services de santé).
Grandes festivités nationales pour les 50 ans de règne de Bhumibol.
Décès de la Reine Mère.

1996
Banharn est poussé vers la porte par un grand nombre d’opposants, dans un climat de récession économique. En novembre. Election de Chaovalit Yongchaiyudh, ancien commandant en chef, fort de ses liens avec l’armée

1997, novembre.
Retour de Chuan Leekpai en Premier ministre. Il met en place le plan de redressement économique proposé par le FMI au moyen de mesures rigoureuses et austères, mais le climat de crise économique persiste (-8 % de croissance annuelle).

1999, mars
Rapatriement des derniers réfugiés cambodgiens, point final à la réconciliation avec le Cambodge.

2000
Stabilisation de l’économie thaïe. Première élection démocratique de 200 membres du Sénat.

2001, janvier
Thakshin Shinawatra arrive au gouvernement avec un nouveau parti, le Thaï Rak Thaï (« les Thaïs aiment les Thaïs »).

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