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Thailande du nord

10 - Régions et itinéraires de Thaïlande

 

En quittant Chiangmai sur la rive est de la rivière Ping (voir lors d’un circuit privatif Thailande), la route conduit, à travers des rizières et plantations de soja, au village de Sarapee (km 9), l’ancienne résidence du roi Mengrai (avant la fondation de Chiangmai). A l’approche de la Lamphun, les vergers se multiplient avec des lamyaïers aux branches denses.

Lamphun

wat Mahawan By: garycyclesCC BY 2.0

D’après la tradition, Lamphun fut fondée en 660 par Suthepa Reussi sur un plan en forme de coquillage. L’ermite la nomma Hariphunchai, et la première souveraine en fut Chamadewi, la fille du roi de Lopburi. La pieuse princesse apporta de Lopburi une précieuse statue du Bouddha et fonda de nombreux monastères.

Cette principauté môn eut 49 souverains indépendants jusqu’en 1281, où elle tombe par ruse aux mains de Mengrai. Celui l’intègre au royaume de Lanna Thaï. A l’époque, la ville brûle dans son entier, à l’exception de quelques sanctuaires. Au XIVe siècle, le bouddhisme therawada prend de l’extension grâce au moine Sumana et supplante la doctrine mahayana des Môns.

De 1556 à 1775, Hariphunchai est sous la souveraineté birmane. Hariphunchai devient plus tard Lamphunchai puis Lamphun.

La route de Chiangmai mène directement à la principale curiosité de la ville, le monastère Wat Phra That Hariphunchai, datant de l’ère des Môns. C’est l’un des sanctuaires les plus importants de Thaïlande (VIIe siècle). Chamadewi y construit un palais et un temple royal. Au cours de différentes phases de construction (XIIIe, XVe, XVIe siècle), le Chedi est porté à une hauteur de 51 m. Il se compose d’un noyau de latérite entouré d’une construction en briques. L’extérieur est recouvert de plaquettes de cuivre dorées. Dans un petit Vihara se trouvent des manuscrits sur feuille de palmier et des empreintes du pied du Bouddha. Le musée abrite des inscriptions sur pierre du nord de la Thaïlande et des statues du Bouddha découvertes dans l’enceinte du temple. La bibliothèque date de 1800 et le grand Vihara de 1925. De nombreuses curiosités et des objets historiques sont exposés dans la cour du temple. Le Wat Phra Yun est construit en 1369 par le roi Kuna pour le moine Sumana, rappelé de Sukhothai. Un grand Chedi s’élève en forme de pyramide sur une base carrée. Une inscription sur grès, en langue pali et thaï, donne des indications précieuses sur le règne du roi Kuna (l355-1385).

Le Wat Chamadewi (ou Wat Rukut) a la forme d’une pyramide à cinq étages avec 15 statues du Bouddha sur chacun des quatre côtés. Un Chedi moderne blanc contient les cendres de Sri Wichai, mort en 1941.

A 8 km au sud-ouest de Lamphun, Pasang est réputée pour ses cotonnades thaïlandaises qui se tissent dans la région sur plus de 2 000 métiers manuels. L’endroit est plus célèbre encore pour ses jeunes filles, souvent lauréates aux concours de beauté et parmi lesquelles plusieurs Miss Thaïlande se sont distinguées.

Doi Intanon

Avec ses 2595 m, le Doi Intanon est le plus haut sommet du pays. La route de Chiangmai mène au Parc national du Doi Intanon, qui sauvegarde de fabuleux paysages au milieu d’une végétation exubérante. Les chutes de Mae Klang, de 100 m de haut, invitent à une halte pour profiter de la fraîcheur agréable du climat.

Lampang

Située de part et d’autre de la rivière Wang, cette ville provinciale à deux heures de train de Chiangmai s’est considérablement développée durant les 10 dernières années. Sa modernisation se fait parfois au détriment de son côté pittoresque. Malgré tout, elle reste une cité agréable et une promenade en voiture à chevaux, tradition qui perdure, est un excellent moyen de la découvrir.

L’ancienne résidence des Môns du VIIe siècle, sur la rive ouest de la rivière Wang, possède encore son noyau historique entouré de murs et de fossés. Il faut se rendre 16 km plus loin au Wat Phra That Lampang Luang pour voir à quoi ressemblait une forteresse de cette époque, aujourd’hui temple bouddhiste.

La longue occupation birmane se reflète notamment dans l’architecture des temples et particulièrement dans le Wat Phra Keo Don Tao. Situé sur la Phra Keo Road après le pont Rachada Phisek, il aurait été construit par un fils de la reine Chamadewi. Il a abrité le Bouddha d’Emeraude pendant 32 ans au XVe siècle.

De Mae à Fang

Le village de Mae Rim se situe à 13 km au nord de Chiangmai. Sur la gauche, une route secondaire conduit à la clairière du camp de Mae Sa où des éléphants sont entraînés (visite et spectacles organisés).

Non loin de là, les chutes de Mae Sa, situées dans le Parc national du Doi Suthep, sont un site très apprécié pour les pique-niques.

Le village de Chiangdao se situe à 72 km de Chiangmai. Un mauvais chemin carrossable conduit au Doi Chiangdao, une colline élevée atteignant 2000 m.

Là, une caverne mène à un dédale souterrain avec stalagmites et stalactites éclairés en partie à l’électricité, en partie au moyen d’une lampe à acétylène. Dans une grotte-sanctuaire se trouve un Bouddha couché en marbre, qu’un moine birman a fait apporter de Mandalay. Le Bouddha est entouré d’une foule de petites statues, présents votifs des pèlerins.

Ces cavernes, traversées par un cours d’eau souterrain, sont immenses : d’après la légende, il faudrait voyager dans ce monde souterrain pendant 30 jours pour arriver aux portes du paradis.

Fang (Muang Farng) est fondée en 1268 par le roi Mengrai ; il y subsiste encore un rempart de terre du XIIIe siècle. Le village de Chai Prakan, à proximité, est au Xe siècle une forteresse thaïe aux confins du royaume khmer. C’est le plus ancien des établissements thaïs sur le territoire de l’Etat actuel.

A 10 km à l’ouest de Fang, des sources chaudes sulfureuses ne sont pas exploitées. Dans le massif du Doi Phra Hompok, des tribus vivant dans le « no-man’s-land » entre la Birmanie et la Thaïlande mènent une vie de nomades inchangée depuis des siècles.

La région de Sudkhothai

Sukhothai – Ruines

By: RuckSackKruemelCC BY 2.0

Sukhothai est distante de 601 km de Bangkok et de 359 km de Chiangmai, sur la rive est de la rivière Yom. De Bangkok ou de Chiangmai, cette ville est accessible en voiture en longeant la vallée du Ping jusqu’à Tak.

A 60 km au nord de Tak, le barrage Bhumibol (Yankee Dam), datant de 1964, sert à la régulation du régime des eaux et à l’alimentation en électricité de tout le territoire entre le Ping et le Yom.

Située à 80 km à l’est de Tak, Sukhothai est surnommée le « berceau de la civilisation thaïlandaise ».

De 1238 à 1350, Sukhothai est le point de cristallisation du futur Etat. Sous Ram Khamhaeng (1275 à 1317) nait le fondement religieux, politique et culturel du Siam, la future Thaïlande.

Ram Khamhaeng crée à partir de rien une nouvelle communauté nationale, bien délimitée. Le schéma est relativement simple : le prince reprend le système administratif et politique des Khmers, les expériences artisanales de la Chine, les concepts religieux de Ceylan et les conceptions artistiques de l’Inde pour les fondre dans un style original, le style classique thaï.

La nouvelle ville est située à l’écart du vieux Sukhothai, à 10 km. Le champ de ruines donne un reflet de l’éclat de l’ancienne résidence. L’aménagement de la ville laisse reconnaître le modèle khmer dans sa conception et ses matériaux (briques, latérite). Les sculptures suggèrent une renaissance de l’art Gupta (Inde du IVe au VIe siècle).

Le Wat Mahathat (temple royal) s’étend sur un carré de 200 m de côté et est entouré de fossés remplis d’eau. Un premier sanctuaire à deux rangées de colonnes est précédé par un Bouddha assis. En arrière, une nef à six rangées de colonnes d’un niveau plus bas que le sanctuaire précédent contenait des statues de Bouddhas, assis et debout, et aboutissait à un transept en contre-bas où se trouvait le Bouddha assis en bronze transporté au Wat Suthat de Bangkok. Au centre de l’ensemble, se dresse un Chedi monumental dont la pointe est entourée de quatre tours d’angle en briques et de quatre chapelles de latérite au milieu de chacun des quatre côtés. La base du Chedi est entourée d’un bas-relief en stuc représentant une procession d’orants dont l’impression de mouvement est saisissante (malheureusement mal restaurés). De part et d’autre du Chedi, deux statues colossales du Bouddha debout sont enfermées dans des demi-murs en briques.

Le musée Ram Khamhaeng créé en 1964 présente au rez-de-chaussée, au milieu de la salle, un exemplaire rare du Bouddha marchant. Bouddha vient de recevoir l’illumination, il doit montrer la voie de la sagesse aux hommes et son visage est rayonnant ; le mouvement est indiqué par la légère inclinaison de la tête, l’ondulation du bord de la robe, la position des pieds et la ligne souple du bras abaissé qui, selon les critères de beauté doit ressembler à une trompe d’éléphant. Le musée expose une maquette du site qui permet de mieux comprendre l’importance de l’ensemble archéologique ; un Vishnou et un Hari-hara (moitié Vishnou, moitié Shiva) en bronze, décorés d’or ; à l’étage, des statues de style Chiang Saen et de Lopburi retrouvées sur le site, ainsi qu’une intéressante collection de tablettes votives et de céramiques. Le catalogue est disponible en anglais.

Du Wat Phra Sri ne subsiste qu’un Chedi trapu, se terminant en pointe. Le Wat Chetupon conserve son Vihara avec deux statues du Bouddha.

Le Wat Phra Bath Noi est situé sur une colline et montre une empreinte du pied du Bouddha près du Chedi du monastère. Au sud-ouest se dresse un Chedi octogonal.

Le Wat Sri Chum est un monastère troglodyte. Une statue recouverte de plâtre représente le Bouddha résistant à la tentation de Mara. D’autres représentations se rapportent aux légendes Jataka. Là aussi se trouve une empreinte du Bouddha.

Située à l’est du Yom, Sawankalok, une ville nouvelle, date de 1800.

La ville ancienne, du nom de Sisatchanalai, est située à quelque 30 km au nord sur le Yom. Ville-soeur du vieux Sukhothai, ancien établissement môn, elle connait son apogée du XIIIe au XIVe siècle. Elle abritait des temples, Stûpas, Prangs et statues du Bouddha en briques, latérite ou bronze. Plusieurs statues célèbres, comme celles du Bouddha Jinnaraj et du Bouddha Jaisri ont été prises ici et placées dans d’autres temples. Le site a été remis en état dans les années 1990 et est aujourd’hui un grand parc historique.

Le Wat Chang Lom (« le temple entouré d’éléphants ») est le temple le plus important du site. Son style cinghalais le distingue des autres constructions. Son Chedi est bordé à la base de cariatides éléphants, assez abîmées, et, à l’étage supérieur, des niches contiennent des Bouddhas en stuc.

Le Wat Chedi Chet Teo (« le temple aux 7 rangs de chedis ») est un bon exemple des constructions sacrales de la période de Sukhothai. Le Chedi principal, avec un couronnement en forme de bouton de lotus, est entouré de 7 rangées de petits Chedis.

Sisatchanalai était connu comme un centre de la fabrication de céladons. Ram Khamhaeng a fait venir des spécialistes chinois pour développer cette industrie de la porcelaine dans les environs de la ville. De nombreux fours anciens ont pu être dégagés, dans lesquels subsistaient des pièces du XIIIe siècle. Ce n’est que depuis cent ans que le Siam a réussi à reconstituer la qualité et les tons de l’émail de cette époque.

Phitsanulok est située à 58 km à l’est de Sukhothai, à 659 km au nord de Bangkok près de la rive est de la rivière Nan. Elle appartenait à l’état de Sukhothai. La ville possède d’importantes ruines des XIIIe-XIVe siècles. Près du centre de la vieille ville se trouve un des temples les plus vénérés de Thaïlande, le Wat Phra Si Ratana Mahathat : une statue en bronze parmi les plus célèbres de la période Sukhothai, le Phra Bouddha Jinnaraj, date de 1300 environ. Une reproduction fut conçue pour le Wat Benchamabopitr.

Bangkok, Wat Phra Kaeo, Thailande © FrancescaCC BY 2.0

La région de Chiangrai

La partie la plus septentrionale de la Thaïlande est la région où se trouve le peuplement le plus ancien des Thaïs, immigrés probablement dès le IXe siècle de Chine méridionale. Cette région fait partie du bassin supérieur du Mekong, et ce n’est qu’au XIIIe siècle que les Thaïs traversèrent la ligne de partage des eaux pour s’établir sur les tributaires du Menam.

Au début du XXe siècle, il n’existait que des chemins étroits qui reliaient cette région au reste du pays ; ce n’est que dans les années 1920 que le gouvernement siamois a décidé de prolonger la Pahol Yothin Road de Lampang vers le nord.

Chiangrai est le carrefour routier de cette province, limitée au nord-ouest par la Birmanie et au nord-est par le Laos. Le voyage en car au départ de Lampang (234 km) dure 7 h. Liaison aérienne avec Bangkok et Chiangmai.

Il y a peu de choses à voir dans la ville, à part le Wat Phra Keo, temple d’origine du Bouddha d’Emeraude ; c’est surtout un bon point de départ pour rayonner vers les villes du Nord.

De Chiangrai, la Pahol Yothin Road conduit sur 63 km jusqu’à Mae Sai. Le passage de la frontière vers la Birmanie s’est ouvert récemment pour les touristes et il est désormais possible de se rendre à Tachilek, petite ville birmane de l’autre côté de la frontière.

Chiang Saen est située à la frontière du royaume du Laos. La localité eut sans doute son importance dès le Xe siècle, étant l’une des premières implantations fixes des Thaïs. Le grand monarque de Lanna Thaï, le roi Mengrai, y nait en 1238. Il hérite par son père d’une sorte de margraviat qu’il élargit en un Etat puissant au cours de son long règne.

Remontant l’un des tributaires du Mekong, il fonde en 1261 Chiangrai et prend la ville de Fang en 1268. En 1281, il occupe grâce à une ruse de guerre Hariphunchai et, en 1296, il fonde Chiangmai, la métropole du Nord.

C?est aujourd’hui un champ de ruines étendu, objet de fouilles archéologiques systématiques. Un petit musée abrite les résultats des fouilles.

Chiang Saen est située sur une grande boucle du Mekong. Des berges de ce fleuve, grand maître des destinées de l’Indochine, un vaste panorama permet d’apercevoir les collines désolées du Laos.

De Chiang Saen, des bateaux naviguent vers la Chine ou le Laos. Un timonier habile permet d’éviter les écueils au milieu du fleuve qui, sur plus de 100 km, constitue la frontière entre la Thaïlande et le Laos. Après 4 heures de trajet les bateaux accostent à Chiang Khong. En face, sur la rive est du Mekong, Houei Sai garde les traces d’un ancien fort de la Légion étrangère.

Au départ de Chiang Khong une ligne de car permet de retourner à Chiangrai en passant par Thoeng (143 km en 5 heures).

 

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