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Bangkok, capitale de la thaïlande

9 - Villes de Thaïlande

Bangkok

Bangkok, en thaïlandais Krung Thep, « ville des anges », capitale de la Thaïlande, (visiter lors d’un voyage Thailande) est une mégapole. Elle est située sur la rive gauche (orientale) du fleuve Chao Phaya ou Menam dont la rive droite est occupée par Thonburi, à 33 km au nord de l’embouchure du Menam dans le golfe de Thaïlande.
La région est une plaine alluviale qui regorge de vergers, de plantations de cocotiers, d’aréquiers (bétel), de canne à sucre et de rizières.
Aménagée dans l’une des boucles du Menam, le centre historique de la ville est protégé d’un côté par le fleuve, de l’autre par une enceinte de 10 m de haut couronnée de créneaux. En son milieu se trouve le palais royal avec un temple abrité par une muraille de 1300 m. Du palais royal partait un réseau de canaux radiaux et concentriques (Khlongs) qui servaient de voies fluviales, ce qui valut à Bangkok le nom de « Venise de l’Est ». La route parallèle au fleuve, la New Road, date de 1864. La plupart des canaux ont disparu, de même que les traditionnelles huttes en bois et en bambou, construites sur pilotis.
Il n’y a qu’une seule hauteur qui domine la ville : sur un vieux temple en ruine fut remblayée la colline sur laquelle s’élève le Chedi Wat Sraket. Un autre point saillant, la tour centrale du Wat Arun, de 74 m de haut, orne la rive ouest du fleuve.
L’accroissement de la population de la ville est rapide : le nombre d’habitants est passé de 400 000 en 1900 à 900 000 en 1950 et à plus de 6 millions en 2000. Le nombre de touristes augmente d’année en année et constitue aujourd’hui le troisième facteur économique de la ville.

Bangkok Skyline By: SwaminathanCC BY 2.0

L’histoire de Bangkok
Chao Phya Chakri, à l’assassinat de son prédécesseur Tak Sin, considéra comme mauvais présage de rester dans sa résidence de Thonburi ; il décida de fonder une nouvelle capitale sur la rive opposée. Il s’y trouvait déjà une localité du nom de Bang Kok, c’est-à-dire « village des olives » où habitaient de nombreux marchands chinois. Chao Phya Chakri, qui accéda au trône sous le nom de Rama Ier, fit venir des dizaines de milliers de prisonniers de guerre du Cambodge pour la construction de sa résidence. Les Chinois, qui habitaient l’aire de l’actuel Palais, s’installèrent à Sampeng, qui est toujours resté le quartier chinois de Bangkok.
Rama Ier, son fils Rama II (1809-1824) et son petit-fils Rama III (1824-1851) firent de Bangkok une résidence imposante. Au cours de la 2e moitié du XIXe siècle, les concessions commerciales amenèrent beaucoup d’Européens à installer des comptoirs le long du Menam et dans le golfe. Ils construisirent des scieries, des moulins à riz, des usines à papier et des verreries, des filatures de coton, etc. Bangkok devint le centre des exportations et un intermédiaire important dans le commerce international.
Après la deuxième guerre mondiale, Bangkok subit une « occidentalisation » très rapide. La proximité de la guerre du Vietnam incita les Américains à y favoriser un niveau de vie élevé, afin de stabiliser la vie politique.
L’aéroport international de Bangkok-Don Muang est devenu le premier de l’Asie du Sud-Est pour le trafic de passagers et de fret.

Shopping à Bangkok

Pantip Plaza By: Pietro MottaCC BY 2.0

Au carrefour de Phayathai et Rama I Road bat le coeur commercial de la ville avec deux immenses centres commerciaux : Siam Centre et Mah Boonkrong Centre (MBK). L’endroit considéré comme le plus chic pour le shopping à Bangkok est Peninsula Plaza.
Chaque quartier possède des supermarchés, le plus grand étant Central Department Store, sur Silom Road. Les plus belles soieries s’achètent au Jim Thompson House, angle Patpong ler et Surawong Road.
Les quartiers d’affaires importants sont la Silom Road avec ses environs (Surawong Road), de même que le Siam Center (en face de l’hôtel Siam Intercontinental).
Les marchands thaïlandais se réunissent au Marché du week-end à côté du parc Chatuchak sur Kamphaeng Phet Road, au Nakhon Kasem dit le « marché aux voleurs » dans le quartier chinois, ainsi qu’au « marché flottant » du Wat Sai à Thonburi sur les khlongs.

Combats de boxe
Les combats de boxe thaïlandaise ont lieu les lundis et vendredis à 18 h et 22 h, les jeudis à 17 h et 22 h et les dimanches à 14h, 18 h et 22 h au stade Rajdamnoen, les mardis et vendredis à 18 h et 22 h et les samedis à 16 h 30 et 20 h 30 au stade Lumpini. Réservation à la réception des hôtels ou dans les agences de voyage.

Danses traditionnelles
Les danses et musiques traditionnelles font partie des attractions très courues de Bangkok ; de nombreuses agences de voyage organisent des soirées pour aller voir ces spectacles.
Théâtre national, Na Phrathat Road, tél. 221 48 85.
Centre culturel thaïlandais, Rachdaphisek Road, Huai Kwang, tél. 247 00 28.
Ces spectacles sont également à découvrir dans les hôtels et restaurants suivants : Ruen Thep, Silom Village Trade. Maneeya’s Lotus Room, Ploenchit Road. Baan Thaï, 7 Sukhumvit Road Soi 32. Piman, 46 Sukhumvit Road Soi 49.

Hôpitaux, médecins
Bangkok Nursing House, 9 Convent Road. Tél. 233 26 10.
St-Louis Hospital (cath.), 215 Sathorn Tai Road. Tél. 212 00 33.
Bangkok General Hospital, New Phetburi Soi 47. Tél. 318 00 66.

Poste
La poste centrale se trouve New Road (1160 Charoen Krung). Ouverte de 8 h à 20 h, ainsi que de 8 h à 13 h les samedis, dimanches et fêtes. Les grands hôtels ont leurs propres bureaux de poste.

Sécurité
La Thaïlande est un pays relativement sûr pour le voyageur. Les régles élémentaires de sécurité à suivre sont les mêmes que partout ailleurs : éviter les marques extérieures de richesse (bijoux apparents, appareil photo en bandoulière, etc.) et prendre garde aux pickpockets dans les lieux très touristiques et les endroits où la foule est dense (les marchés, les gares, les files d?attente, etc.). Une police touristique parlant l’anglais est à la disposition des étrangers : Tourist Assistance Centre (TAC), tél. à Bangkok : 281 5051 ou 22 16 206, accessible de 8 h à 24 h.

Transports
Bangkok est une mégapole et les embouteillages y sont très fréquents, c’est pourquoi la municipalité construit sans arrêt des voies express et a mis en place un métro aérien. Les distances y sont très longues, aussi vaut-il mieux toujours utiliser les différents transports dont dispose Bangkok : taxis, tuk-tuk, bus et le métro aérien (BTS, Bangkok Transit System). Des navettes fluviales permettent de remonter le fleuve et d’accéder aux nombreux monuments qui le bordent.

Vie nocturne Intense. Nombreux nights-clubs, bars, restaurants, etc. dans les rues autour de Patpong, sur Sukhumvit Road et Petchaburi.

Monuments

Palais Royal - Bangkok, Thaïlande

Palais Royal – Bangkok, Thaïlande – © Greg Knapp / Flickr

La Cite Intérieure
Véritable cité, à la fois royale et religieuse, l’ensemble du Wat Phra Keo et du Grand Palais Royal est le lieu le plus visité de Thaïlande. Enfermé dans des murailles blanches (1900 m de circonférence). Accès par une porte située sur la place Sanam Luang (ou Phra Mane).
L’ensemble du Palais Royal est ouvert tous les jours de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 15 h 30 excepté durant les fêtes bouddhiques où seul le Wat Phra Keo est accessible. L’entrée du complexe est payante.
Pour cette visite, il convient de s’habiller correctement (les hommes en pantalon et chemise, les dames en jupe). Les gardes ont ordre de refuser les visiteurs en short ou blouse légère.
Rama Ier, en 1782, commença à construire un palais, constituant le noyau de l’ensemble actuel. Il a la forme d’un carré irrégulier ; le mur ouest (630 m) longe le fleuve Menam, le mur sud (360 m) borde le monastère de Wat Po, le mur est (500 m) donne sur la Sanam Chai Road et la face nord (410 m) longe la Na Phra Lan Road.
Au nord-est se trouve le Wat Phra Keo. Le complexe réunissant temple et palais est entouré par une muraille couronnée de créneaux, percée du côté nord par une porte, le Pratu Vised Chai Sri (Porte de la plus haute victoire). A droite, la vue souvre sur le ministère des Finances, à gauche sur les toits de l’enceinte sacrée. Une porte intérieure, Pratu Pimarn Chai Sri (Porte du siège de la victoire) conduit à une place (à partir d’ici les photos sont autorisées, mais pas la vidéo).

Le Grand Palais Royal
Des édifices administratifs et des maisons pour les invités se trouvent des deux côtés de la porte intérieure ; le palais en face se nomme le Chakri Maha Prasad (Grand palais de la dynastie Chakri).
Le palais fut érigée en 1876, sous le règne de Chulalongkorn, par des architectes britanniques dans le style Renaissance. La construction est adaptée au style du pays par l’emploi de toits superposés, ornés de serpents naga, de pignons typiques et de flèches pointues.
Dans le Palais Chakri, une salle du trône et de grandes salles de réception sont réservées aux seuls visiteurs de marque. Des lustres illuminent la salle du trône ; un parasol blanc à neuf étages surmonte le trône niellé. Des peintures représentent les demi-frères de Chulalongkorn et des scènes historiques : l’échange d’ambassadeurs entre les rois de Siam et Louis XIV, la reine Victoria et Napoléon III et la visite de l’ambassadeur britannique auprès du roi Mongkut.
En continuant vers l’ouest, la visite mène au Dusit Maha Prasad (Palais de la mise en bière). Le palais, récemment rénové, fut construit par Rama Ier en 1783 pour servir de salle du couronnement et de salle de réception. Le plan est en forme de croix grecque. Quatre ou cinq toits superposés se rencontrent en une tour centrale surmontée d’un Mondhop, comme une « tour lanterne » romane couronnée d’un clocheton gothique. Quatre grandes figures Garuda ornent la base du Mondhop.
Á la mort de Rama Ier, son corps y fut exposé en grande pompe avant son incinération solennelle sur la place Sanam Luang. Il n’y a plus eu de couronnement depuis lors. Cette salle est actuellement réservée aux cérémonies qui précèdent la crémation d’un roi Chakri.

Les parois brillantes bleu et or, à l’intérieur du Dusit Maha Prasad, montrent des anges qui sortent du coeur de fleurs de lotus, entourés de feuillage et de vrilles, tandis que, dans la salle centrale, se trouve un trône noir incrusté de nacre, surplombé d’un baldaquin à neuf étages. Dans le mur est encastré le premier trône du roi Rama Ier (Bussa Bok Tron). A côté est exposé le lit de Rama Ier, vieux de 200 ans, avec des inscrustations en nacre.
A la sortie du palais, un petit pavillon s’érige sur une plate-forme basse : le Abhorn Pimok Prasad est une oeuvre du roi Mongkut. Lors des cérémonies officielles, il servit de vestiaire aux personnes royales avec des ouvertures condamnées par des rideaux en or, suspendus entre les piliers.
Le Dusit Maha Prasad, comme l’Abhorn Pimok Prasad, sont des exemples célèbres et typiques de l’architecture thaïe.
L’enceinte des palais abrite également des sculptures chinoises en pierre, des balustrades sculptées, des terrasses dallées de marbre et, sur les gazons soignés, des arbres nains, cultivés depuis cent ans.
Côté est, après le Chakri Maha Prasad se trouve le Palais du Couronnement Amarinda. Construit par Rama Ier pour servir de Palais de Justice, il fut par la suite utilisé pour les cérémonies du couronnement lorsque le Dusit Maha Prasad changea de destination. Cette salle, nommée d’après la salle d’audiences du dieu Indra dans le mythe védique, Amarinda Vinichaï, est la seule du palais qui soit accessible au public.
Plafond, murs et sol sont d’un ton bleu-vert ; des lustres illuminent la salle sombre meublée du trône Bussa Bok Mala en forme de barque. Le roi y recevait des visiteurs en audience privée. Au-dessus du vieux trône en or, deux dais à neuf étages et un baldaquin en forme de petite tour Mondhop.
A l’heure actuelle le vieux trône est utilisé comme autel tandis que le roi tient ses audiences sur une chaise à la manière européenne. Autrefois, il se tenait assis, sur le trône voilé de rideaux dans la position du Bouddha, paré de splendides ornements avec tous les insignes royaux. Au début de l’audience, les rideaux étaient solennellement levés, un nuage d’encens emplissait l’air. Au son d’une musique sacrée, le roi apparaissait comme une divinité devant les candidats à l’audience agenouillés à ses pieds.
A l’est du Palais du Couronnement Amarinda, apparaît, derrière une clôture en fer, le Palais Boromabiman qui fut construit sous le règne d’Ananda Mahidol (1935-1946). Il sert de résidence pour les souverains et chefs d’Etat qui visitent la Thaïlande.
L’enceinte intérieure, au sud des monuments ci-dessus mentionnés, sert de résidence aux membres féminins de la famille royale. Il n’est pas accessible aux visiteurs.

Wat Phra Keo

Bangkok, Wat Phra Kaeo, Thailande © FrancescaCC BY 2.0

La surface occupée par l’enceinte sacrée représente un dixième de l’aire des palais royaux, soit environ 3000 m2.
Le Wat Phra Keo, ou Monastère du Bouddha d’Emeraude, fut aménagé en 1785 par Rama Ier. La dernière restauration de l’ensemble date du bicentenaire de Bangkok en 1982.
Derrière la porte est, une statue grimaçante d’un moine bouddhiste revêtu d’une robe safran accueille le visiteur. Il annonce un labyrinthe de bâtiments avec trois groupes principaux :
1. Le Bot à gauche vers le sud (pour la visite, retirer ses chaussures).
2. Une terrasse, sur laquelle se trouvent le Phra Tepidorm (Panthéon royal), le Maha Mandapa (bibliothèque) et la Pagode d’Or (Chedi).
3. Les bâtiments au nord de la terrasse (à droite) : Hor Montien Dhamma, Phra Vihara Yot (Salle des prières) et Hor Phra Nak.
Un « cloître » couvert entoure toute l’enceinte du temple. Ses murs sont décorés avec des scènes du Ramakien. 12 Yaks, énormes statues de gardiens, flanquent les 6 entrées de figures splendides en briques de couleurs vitrifiées. Dans les cours entre les bâtiments, il y a des figures mythologiques : vaches, nains, éléphants et d’autres animaux.
Le Bot abrite le Bouddha d’Emeraude, la sculpture la plus sacrée du royaume.

Pérégrinations du Bouddha d’Émeraude

La légende le fait apparaître pour la première fois en 1434, dans la province de Chiangrai. La foudre avait éventré un ancien Chedi et on y avait découvert un Bouddha de stuc recouvert de feuilles d’or. L’abbé déposa la statue dans un coin du monastère et s’aperçut, avec le temps, que la surface se craquelait, laissant apparaître à l’intérieur, de la jadéite. Lorsque le roi de Chiangmai dont dépendait alors le district de Chiangrai, apprit la découverte de cette statue mystérieuse, il envoya une procession d’éléphants pour l’amener dans sa capitale ; mais l’éléphant porteur de la statue refusa de prendre la route de Chiangmai ; le roi y vit le signe de volonté issue de forces supérieures et laissa le Bouddha d’émeraude à Lampang où le Wat Phra Kaeo Don Tao fut construit pour l’abriter, il y resta 32 ans.
En 1468, le nouveau roi de Chiangmai transféra le Bouddha dans sa ville, puis l’un de ses successeurs, fils d’un roi du Laos le transporta à Luang Prabang où il demeura de 1564 à 1778. Le général Taksin, qui devait devenir plus tard le fondateur de la dynastie des Rama, conquit alors la capitale du Laos et ramena en 1784 la précieuse statue à Bangkok.

Le Bot a la forme d’un rectangle dont les côtés sont orientés d’est en ouest.
Des lions en bronze surveillent les 4 entrées. A l’extérieur des murs bas, se tiennent huit Baï Sema. La salle est recouverte d’un toit étagé orné de serpents naga et de clochettes. Les pignons en bois sculpté montrent Vishnou assis sur l’oiseau symbolique Garuda.
Les murs extérieurs du Bot sont décorés de stuc bleu doré et de nacre. 112 figures Garuda, tenant des serpents naga, donnent l’impression que le temple est tenu en l’air par les ailes des aigles. Un mur d’enceinte entoure la cella. Un perron et des portes décorées de nacre magnifient l’accès.
A l’intérieur, la statue haute de 66 cm, abritée sous un baldaquin, est posée sur un socle pyramidal de couleur orange de 10 m de haut. Contrairement à son nom, elle n’est pas en émeraude, mais en un seul morceau de jaspe vert. Trois fois par an, au début de la saison fraîche, de la saison chaude et de celle des pluies, le Roi en personne change les vêtements de la statue : pour la saison chaude, tunique dorée parsemée de diamants ; robe bleue émaillée pour la saison des pluies ; robe en mailles d’or pur pour la saison fraîche. Près de l’autel se dressent des arbres en or et argent, donations du Laos et du Cambodge.
Plusieurs statues dorées sous des dais pointus se tiennent devant le Bouddha : le Phra Sam Bouddha Bhanni, une donation de Mongkut, les incarnations symboliques, sous forme de Bouddhas, des rois Rama Ier et Rama II, dons de Rama III. Elles ont 3 m de haut, sont coulées en bronze et habillées de robes en or couvertes de pierres précieuses.
Le plafond du Bot est rouge et or. Les peintures murales retracent la vie du Bouddha : sa naissance (mur sud), l’illumination (mur est), la conversion des cinq ermites (mur nord) et la cosmogonie bouddhique (mur ouest).
Entre ces peintures qui se trouvent au-dessus des portes et fenêtres, des représentations imagées illustrent des contes Jataka et les légendes des 550 vies antérieures du Bouddha Siddharta Gautama. Parmi elles, des images de guerriers siamois de l’époque de Rama Ier.
Le Bot est entouré de petits pavillons (Salas), dont, au sud, le plus beau Stûpa de Thaïlande, reluisant de mosaïques.
Le deuxième groupe de bâtiments se situe côté nord.
La construction la plus à l’est du deuxième groupe est le Phra Tepidorm (Panthéon royal), en forme de croix. Des combles à pignons hauts perchés et une tour centrale jaune en forme de Prang lui donnent son aspect caractéristique. Originellement conçu pour abriter le Bouddha d’Emeraude, il sert de lieu pour le culte des ancêtres de la dynastie Chakri.
En contrebas du perron, des statues en métal doré de Kinnorn, figures mythiques, apparaissent sous une forme mi-homme, mi-animal.
Dans le Panthéon se trouvent les huit statues des ancêtres Rama Ier, II, III et IV, en costume national, et Rama V, VI, VII et VIII, en uniforme.
Le 6 avril, jour de la dynastie Chakri, le Panthéon est ouvert au public ; les habitants apportent des fleurs et brûlent des baguettes d’encens pour les ancêtres du roi.
Derrière le Panthéon s’élève le Maha Mandapa, qui sert de bibliothèque pour les écritures saintes. Il conserve le Tripitaka, rédigé en 1788 en langue pali et écriture thaïe, qui constitue la base écrite du bouddhisme therawada.
Le bâtiment rectangulaire, entouré d’un portique, est couronné d’un toit du type Mondhop. Entièrement en bois, le monument est complètement recouvert de sculptures dorées et de mosaïques en verre multicolores. L’intérieur du palais, non accessible au public, possède de grands panneaux décorés de nacre. Les murs sont peints en or, le sol est recouvert de dalles d’argent.
Contiguë au Maha Mandapa, du côté ouest, la Pagode d’Or, un Chedi incrusté de faïences dorées, constitue un point de repère pour tout l’ensemble. Elle fut construite en 1885 par le roi Chulalongkorn au-dessus d’une petite tour où était emmurée une relique.
Autour de la grande Pagode d’Or sont disposées quatre petites pagodes. Des statues d’éléphants symbolisent les éléphants blancs porteurs de bonheur, capturés à l’époque de Rama IV et V.
Un modèle réduit des temples khmers d’Angkor fut ajouté sous Rama IV.
Le troisième groupe de bâtiments est situé au nord de l’ensemble ; le Hor Montien Dhamma sert, comme le Maha Mandapa, à la conservation d’écritures saintes. Sa façade est considérée comme la plus belle de Thaïlande.
Vihara Yot, la « salle de prières à la tour », abrite la dalle de pierre (Mananga Sila) que le roi Ram Khamhaeng utilisait comme trône. Le joli toit pointu est orné de fleurs en terre cuite. A l’ouest du Vihara Yot, le Hor Phra Nak est une halle au toit en échelons avec les urnes contenant les cendres de plusieurs membres de la famille royale. En revenant vers la porte d’entrée, huit tours ornementales ou Prangs se différencient entre elles par la tonalité de leurs mosaïques et faïences multicolores. Ces Prangs symbolisent les huit planètes connues du bouddhisme et représentent le Bouddha, Dharma (enseignement), Sangha (communauté), les disciples, les moines, le roi, le Bouddha antérieur et le Bouddha à venir.

Wat Pho ou Wat Phra Chetuphon

Bouddha couché, Bangkok By: Jerome BonCC BY 2.0

Au sud du Grand Palais Royal se trouve la plus vaste des enceintes sacrées de Bangkok, le Wat Pho ou « Temple du Bouddha couché », le plus ancien de Bangkok et le plus vaste de Thaïlande. Sur l’emplacement d’un vieux monastère, Wat Potaram, Rama Ier commença en 1793 la construction de l’ensemble actuel. Son petit-fils Rama III rajouta d’autres constructions.
Pendant longtemps le Wat Pho a abrité une université.
Le temple est ceint d’une haute muraille percée de seize portes toutes gardées par des démons ou Yaks. L’imposante porte de la Chetuphon Road constitue l’entrée principale du Wat Pho ; les touristes pénètrent dans le monument par la porte située à l’ouest (ouvert tous les jours de 9 h à 17 h – entrée payante).
Une porte ornée de fleurs en faïence donne accès d’abord au Bot, entouré d’une enceinte à huit portes flanquées de lions en bronze. Les Baï Semas sont logés dans de petits pavillons couronnés de flèches.
La cella rectangulaire est entourée d’un péristyle de piliers carrés, portant trois toits superposés, recouverts de tuiles rouges et jaunes.
Les bas-reliefs en marbre, qui ornent la base de la cella, proviennent d’Ayutthaya. Des jeunes gens en prennent des empreintes sur papier de riz et les vendent aux touristes. Les figures illustrent des scènes du Ramakien.
Des portes massives en bois de teck incrustées de nacre conduisent, à l’intérieur du Bot, dans une vaste salle. Deux rangées de piliers en teck peints de charmants ornements siamois, la divisent en une grande nef et deux nefs latérales. Le plafond est rouge et or, les poutres sont dorées. Sur les murs, des fresques retracent les événements de la vie du Bouddha, le plancher est recouvert de dalles de marbre. Au-dessus de l’autel se trouve un Bouddha en bronze doré, sous lequel quelques ossements du roi Rama Ier, le fondateur du sanctuaire, ont été conservés comme reliques.
Le Bot se trouve dans une grande cour entourée d’une galerie en forme de cloître. 394 figures du Bouddha y sont exposées, dont quelques pièces très anciennes. Dans les galeries, chacun des quatre côtés comporte un Vihara avec des oeuvres d’art importantes.
Dans le Vihara Est, un Bouddha de la période Ayutthaya ; dans le Vihara Ouest un Bouddha Jaisri de Sawankalok ; dans le Vihara Sud un Bouddha Jinnaraj, également de Sawankalok (de la période Sukhothai). Des femmes viennent en pèlerinage pour orner de fleurs et asperger d’eau lustrale un grand Lingam (phallus) noir, symbole de fécondité du dieu Shiva, afin d’obtenir un enfant. Cette pratique est un exemple des nombreuses influences que le bouddhisme a subi de la part des conceptions hindouistes, en l’espèce, du culte de Shiva.
Dans une petite cour, quatre grands Chedis rappellent les quatre premiers rois de la dynastie Chakri. Le Chedi vert fut construit par Rama Ier ; le jaune et le blanc par Rama III pour son père Rama II et lui-même. Le plus beau, en bleu, est de Rama IV.
La bibliothèque est décorée de somptueuses porcelaines ; elle est flanquée de deux pavillons au sud, derrière une petite pièce d’eau, le pavillon dit des Européens, et au nord, celui dit des Chinois.
De la cour ouest du Wat Pho, le grand Vihara abrite la curiosité la plus célèbre du monastère ; le Bouddha couché, en briques enduites de ciment et recouvert d’innombrables petites plaquettes d’or, a 49 m de long et 12 m de haut. La statue représente le Bouddha lors de son entrée dans le Nirvana. Les plantes des pieds orientées vers l’ouest sont ornées de 108 signes composés de plaquettes de nacre. Ces signes sont disposés en cases carrées ; le motif le plus fréquent, le Dharma Chakra, représente la « roue de la doctrine ».
La grande statue est, la plupart du temps, entourée par de nombreux fidèles qui y collent des plaquettes d’or ; ainsi, la surface dorée augmente-t-elle de jour en jour.

Place Sanam Luang, coeur sacre de Bangkok
A l’angle nord-est du Palais royal s’étend le grand terrain ovale de la place Sanam Luang, « sillon sacré » (ou Phra Mane Ground, « prairie du roi »). Elle est situé à 500 m à l’est du Menam et constituait autrefois le noyau de la ville.
Les cérémonies de l’incinération des membres de la famille royale, la Fête du Premier Sillon (ou du Sillon Sacré), ainsi que les compétitions de cerfs-volants y ont lieu.
L’ancienne Bibliothèque nationale, fondée en 1905, a été transférée en 1917 dans le bâtiment actuel ; celui-ci était, à l’origine, la tribune pour les spectateurs de marque aux manifestations organisées sur la place. La construction imite l’architecture khmère d’Angkor. La Bibliothèque nationale possède de nombreux manuscrits, des inscriptions sur pierre et des livres. Les collections thaïlandaises (à partir du XVIIIe siècle) et les textes cambodgiens, en langue pali, parvenus à Bangkok lors de la domination thaïe du pays, sont particulièrement précieux.
Les bibliothèques sont en bois de teck laqué avec des incrustations en or et en nacre. Des couvertures en bois sculpté recouvrent les manuscrits sur feuilles de palmier.
Au nord de la Bibliothèque, le Wat Mahathat (Temple du grand Chedi) est ouvert tous les jours de 9 h à 17 h. Le lieu sacré le plus ancien de la ville existait déjà avant le transfert de la résidence royale à Bangkok. Après 1782, le jeune frère de Rama II fit bâtir, sur l’emplacement de l’ancien sanctuaire, le temple dans sa forme actuelle. Le Chedi contient des reliques précieuses. Dans un Vihara se trouvent deux grandes statues du Bouddha venant de Lopburi.
L’Université Thammasat, dominée par son aula, est un grand bâtiment au toit couvert de tuiles vertes. L’université fut fondée en 1934 et possède des facultés de droit et de sciences sociales.

Musée National
Le musée est ouvert du mercredi au dimanche de 9 h à 16 h. Pour une visite guidée en français, téléphoner au 224 13 33. Entrée payante.
Il abrite une des plus importantes et des plus intéressantes collections d’art et d’archéologie du Sud-est asiatique.
Le Wat Buddhaisawan, salle 2, (Temple royal), face à l’entrée, fut construit vers la fin du XVIIe siècle. Il abrite la statue en bronze de Phra Buddha Sihing de l’époque de Sukhothai (XIIIe-XVe siècle). Juste derrière le temple royal, se trouve l’ancien palais, salles 3 à 20, entouré d’une galerie et couvert de tuiles vernissées. La partie avancée du bâtiment servait autrefois de salle du trône.
A gauche de l’entrée principale, pavillon I, sont exposées les collections d’objets préhistoriques (fouilles de Ban Kao près de Kanchanaburi).
Le Tamnak Daeng, pavillon 24 (Palais rouge), servait de résidence à la princesse Sri Sudarak, soeur de Rama Ier et plus tard à la reine Sri Suriyah, épouse de Rama II.
Le pavillon 25 fut élevé par le roi Rama IV. Les salles 27 à 35 sont consacrées à leart ancien de la Thaïlande et des pays de civilisation indienne.
Au rez-de-chaussée, dans les salles 20 à 28, sont exposées des sculptures bouddhiques et hindouistes en provenance de l’Inde et d’autres pays d’Asie.
Au 1er étage, les salles 22 et 23 sont consacrées à l’art de la période de Dvaravati (sculptures en pierre et en stuc du VIIe siècle au XIe siècle). Ces oeuvres d’art témoignent de l’introduction du bouddhisme dans le sud du pays alors habité par des populations Môn, salle 34. La seconde partie de l’étage abrite une collection d’objets de la période de Java centrale (VIIe-Xe s.) et de Java orientale (Xe-XVIe s.).
La salle suivante, salle 35, est consacrée à l’art du royaume de Srivijaya (Malaisie, Sumatra, Thaïlande méridionale).
La période Lopburi (XIIIe-XVe s.) est marquée par la domination des Khmers sur la partie sud du pays. Elle est représentée entre autre, par une splendide tête en bronze d’Avalokitesvara (divinité bouddhique miséricordieuse) et par le portrait sculpté du roi khmer Jayavarman VII, un des grands bâtisseurs d’Angkor.
Dans les salles 21, 36 et 46, à droite de l’entrée, est exposé l’art thaï, du début de leur installation dans le nord du pays.
Les écoles de Chiang Saen et de Chiangmai (IXe-XIIIe s.) sont représentées dans la salle 41 par deux grands Bouddhas en bronze. Celle de Sukhothai (XIIIe-XVe s.) par un Bouddha marchant en bronze noir, salles 42 et 43. L’art du style d’Uthong qui unit les traditions khmères et de Dvaravati à celles de Thaï est représenté dans les salles 44 et 45, ainsi que celui d’Ayutthaya (1350-1767).
Dans la salle 46 sont exposées les réalisations faites depuis la fondation de Bangkok en 1782. Les dernières salles sont consacrées aux collections de numismatique (salle 39), de peintures (salle 40), de textiles (salle 38). Un pavillon abrite les voitures funéraires de la famille royale.
Le théâtre Silpakorn ou théâtre national se situe à côté de la place Sanam Luang. Il fut détruit en 1960 par un incendie qui endommagea également le Musée national. Dès 1965, le bâtiment fut reconstruit. Des représentations de danse classique thaïe y sont données pendant la saison théâtrale, d’octobre à mars. Les représentations ont normalement lieu à la fin de la semaine, à 14 et 20 h. Des notices rédigées en anglais, donnant le résumé des spectacles au programme permettent de se familiariser avec cet art.
A l’angle nord-ouest de la place Sanam Luang, se trouve le Monument aux morts ; il s’agit d’un petit Chedi blanc qui commémore les soldats tombés au cours de la première guerre mondiale. A l’intérieur du Chedi, les cendres de soldats inconnus thaïlandais ont été emmurées.
La Fontaine Thorani, à l’angle nord-est de la place Sanam Luang, est consacrée à la divinité indienne de la terre, dont la tête fait surgir un torrent d’eau. Ceci rappelle un mythe qui raconte que Thorani avait vaincu les armées du démon Mara en les faisant emporter par les flots qui sortaient miraculeusement de la chevelure de la divinité.
Le Lak Muang est un petit mausolée abritant un linga en bois de Chayaphrük (cassia nodosa). Dressé là par Rama Ier en 1782, il symbolise le coeur de Bangkok et donc de la Thaïlande. La stèle est l’objet d’une profonde dévotion populaire car, dit-on, elle a le pouvoir d’exaucer les voeux. Fêtes et offrandes sont données en abondance.

Avenue Rajdamnoen
La grande avenue Rajdamnoen longe d’abord le côté est du Sanam Luang et se dirige vers l’est, à partir de l’angle nord-est. Près du khlong Lawd, un ancien fossé des fortifications, elle continue vers le nord, jusqu’à la place du Parlement.
Cette avenue longue de 4 km comporte deux chaussées, est bordée de larges trottoirs et de maisons modernes luxueuses.
Le ministère de l’Information (Department of Public Relations) est logé dans un immeuble ultra-moderne. Le Monument à la Démocratie, érigé en 1933, commémore le coup d’Etat de 1932. Symbole de la constitution, il marque la fin de la monarchie absolue et le début de la démocratisation du Siam. Il est formé de quatre arcs-boutants entourant une sorte de châsse qui contient – de façon symbolique – l’original de la constitution.
Le Wat Bovornives fut construit par le roi Rama III en 1840. Son frère Mangkut, le futur Rama IV, y vécut pendant 14 ans comme abbé du monastère et fonda dans ce lieu sacré un mouvement de réforme du bouddhisme therawada, le Dhammayutika, dont l’influence touche aujourd’hui 10 % de la population. Le roi actuel, Bhumibol, y passa son « noviciat ».
Le Bot a la forme d’un T ; il est entouré de 2 rangées de Baï Semas. Les murs au-dessus des fenêtres sont recouverts de fresques qui montrent la vie des étrangers à Bangkok au XIXe siècle : une course de chevaux avec des jockeys anglais, un service religieux chrétien, etc. Le sol est dallé de marbre fin. Près de l’autel se situe la célèbre statue du Bouddha Jinasri (glorieux et vainqueur). Coulée en 1257 lorsque Sukhothai renversa la dynastie khmère, cette statue fut apportée par Rama III de Phitsanulok. Derrière le Bouddha Jinasri se trouve une statue plus grande, originaire de Petchaburi. Entre deux colonnes de la nef centrale, les statues de deux patriarches célèbres qui avaient résidé ici ont été érigées.
Un petit pavillon à l’ouest du Bot contient 2 empreintes du pied du Bouddha, provenant de Chainat.
Le petit Bot est dominé par un haut Chedi d’environ 50 m. Sur la terrasse entre les deux Viharas, un arbre énorme, vieux de près de 150 ans, provient d’un plant de l’arbre de Bodh Gaya où Bouddha trouva l’illumination.
Les portes sont ornées de démons chinois en bois sculpté, debout sur des crocodiles. Des marchands d’opium de Chine ont doré l’une de ces portes, afin de gagner l’appui de la divinité pour le commerce de l’opium.

Le Wat Rajanadda

le Temple de la nièce royale, se trouve sur la Maha Chai Road, qui longe l’ancien fossé Khlong Lawd. Rama III fit bâtir ce temple pour sa nièce, la princesse Somanat Wattana Wadi, ainsi que le Loha Prasad, édifice d’un charme étrange.
Construit en 1846, tombé en ruines, puis reconstruit, le Loha Prasad ressemble au Panch Mahal à Fatehpur Sikri (Inde). C’est une construction aérée, construite en terrasses s’amenuisant de plus en plus vers le haut, ornées de nombreuses tours. Les moines viennent y méditer en se promenant et contempler le monde extérieur sans s’y mêler. Une grande statue du Bouddha trône dans le Bot. Elle vient d’Ayutthaya. Les murs sont ornés de fresques, représentant les cieux, la terre et les enfers avec Indra, le dieu majeur de la tradition védique. Les éléphants de la double rangée des Baï Semas entourent le Bot.
Le Palais des congrès, la Sala Santitham, est un siège de conférences et de congrès importants.
Plus à l’est se trouve le Wat Indra Viharn sur la Chakkraphong Road. A côté des petits bâtiments du monastère surgit la statue géante du Bouddha de Rama III. Construite en 1830, elle fut récemment restaurée. La tête du Bouddha, accessible par un escalier au dos de la statue, offre une vue panoramique sur la ville.
Government House, le palais du gouvernement, est visible surtout la nuit quand les illuminations le transforment en une vision de splendeurs exotiques, au milieu de son parc. La résidence officielle du Premier ministre se situe à proximité.
Le Wat Benchamabopitr, le Temple du Cinquième Roi est parfois appelé le Temple de Marbre. Erigé vers 1900 par le roi Chulalongkorn, il est le plus récent des Wats royaux de Bangkok. C’est là que vit le patriarche du Siam, le plus haut dignitaire du bouddhisme du pays. La façade du Bot est à l’est. Deux Rajasingha ornent l’entrée principale. Les perrons, les balustrades et les dalles, ainsi que les lions-sentinelles et les piliers sont en marbre de Carrare que Chulalongkorn fit venir d’Italie.
A l’intérieur du Bot, les anges des fresques murales sont peints en or, les poutres noires laquées rehaussées de motifs dorés ; les dalles de marbre renforcent la majesté des lieux. La statue de l’autel est une copie du Bouddha Jinnaraj fondu en 1300 à Phitsanulok. Sous l’autel se trouvent les cendres du roi Chulalongkorn.
Dans le cloître, une collection de Bouddhas en bronze réunit des originaux et des copies anciennes. Le « Bouddha jeûnant » est sans doute le plus étonnant. Son original, du type Gandhara, se trouve au musée de Lahore au Pakistan Occidental. En 1871, un jeune plant de l’arbre Boddhi de Bodh Gaya fut replanté au monastère, où il a bien poussé depuis.
L’ancien Palais du Trône est, depuis 1933, le Siège de l’Assemblée Nationale. Commencé sous le règne de Chulalongkorn par des architectes italiens, il fut achevé en 1916 sous le règne de Vajiravudh (le fils de Chulalongkorn, Rama VI). Les assises de la construction pesante ont dû être établies sur un système de pilotis et de pontons en ciment pour affermir le sol marécageux. La Salle du Trône est en forme de croix grecque. Le trône, sur son socle en marbre, sert de support à une chaise moderne d’où le roi tient ses allocutions lorsqu’il visite le Parlement. La grande coupole s’élève au-dessus du carré du transept. Elle est ornée des initiales de Vajiravudh et de fresques : à l’est, Vajiravudh reçoit les hommages après son couronnement ; au nord, Rama Ier dirige la construction de Bangkok ; au sud, Chulalongkorn abolit le servage.
Au nord du Palais du Trône, une résidence royale, le Palais Dusit est entouré d’un parc. C’est au Zoo Dusit, au coeur de ce parc, que vit le célèbre éléphant blanc, symbole du bonheur du royaume.
Le Palais Chitralada, l’actuelle résidence de la famille royale, est bordée par un parc d’environ 100 hectares avec un lac artificiel.
Au sud-est de l’Assemblée Nationale, le Centre culturel thaïlandais, immense bâtiment, sert d’abri à des manifestations culturelles et mondaines, ainsi que des représentations de danses thaïlandaises. Les bals et les fêtes ont lieu dans les Amphorn Gardens, au sud-ouest du Parlement.

La ville intérieure
La ville intérieure se niche dans une boucle du Menam ouverte vers l’est et s’étend jusqu’à l’ancien système d’enceintes et de tours de fortification sur le khlong Lawd. Lorsque les khlongs perdirent leur signification, ils furent remplacés par des rues, qui sillonnent la vieille ville dans le sens nord-sud ou est-ouest.
Au nord-est du Wat Phra Keo se trouve le petit bâtiment du Lak Muang. C’est là que se tient l’esprit protecteur de la ville. Les habitants l’invoquent pour gagner à la loterie ou aux jeux de hasard. D’innombrables petites cages d’oiseaux y sont vendues ; les libérer est considéré comme une bonne action.
Wat Rajapradit, le Temple de la fondation royale, fut érigé par le roi Mongkut pour son fils lorsque celui-ci résidait dans l’actuel ministère des Affaires Etrangères. Le Bot est entouré d’une colonnade et d’un revêtement en marbre gris et blanc. Le fronton est décoré avec une sculpture d’Indra en compagnie de son animal sacré, l’éléphant à 3 têtes Erawan.
L’intérieur de la cella est également dallé de marbre aux tonalités subtiles. Les peintures murales entre les fenêtres représentent les cérémonies bouddhiques traditionnelles ; entre autres, le roi Mongkut en train d’observer une éclipse du soleil (un phénomène très important pour les bouddhistes). Les volets sont ornés d’oiseaux à la manière chinoise, battant des ailes chargées de nacre. Le plafond voûté présente une tonalité mordorée.
Deux Prangs trônent devant le Bot ; ce sont des tours cambodgiennes richement sculptées. Sur la tour de droite, d’influence khmère, Brahma est représenté à chacun des points cardinaux. C’est dans cette tour que se trouve la statue du fondateur du temple, le roi Mongkut, qui y avait longtemps vécu en moine, avant d’accéder au trône. Les cendres de ce roi sont gardées dans la tour de gauche, qui sert de bibliothèque.
Près du Chedi, qui est également orné de marbre gris et blanc, se tient la statue d’un ancien abbé du Wat Rajapradit, de l’époque du roi Mongkut. L’aire du temple est parsemée de figures ornementales chinoises.
Le Wat Rajabopit est ouvert tous les jours de 8 h à 17 h. Comme le précédent, il fut construit par le roi Mongkut. Sa conception rappelle le sanctuaire bouddhique le plus ancien du pays, celui de Nakhon Pathom.
Un grand Chedi central est entouré d’une galerie circulaire, interrompue aux quatre points cardinaux de salles : un Bot et trois Viharas. Tous les bâtiments sont recouverts de faïences jaunâtres, fabriquées en Chine, représentant, au Chedi, des motifs floraux et des lianes et, dans la galerie et aux Viharas, des anges aux mains jointes. Le Bot (au nord) possède un plafond voûté et doré, des murs lambrissés d’or et de vert, et un sol dallé de marbre. L’ornementation reprend les motifs des têtes d’éléphants et des Tewadas (anges), ainsi que les emblèmes des ordres chevaleresques du Siam.
Les portes de l’enceinte sont ornées de figures de guerriers dans l’uniforme du temps de Chulalongkorn. Dans le jardin du temple, un cimetière réunit des monuments funéraires aux aspects les plus contrastants : styles néo-gothique européen, hindou, khmer, thaï, etc. Le temple était le lieu de méditation préféré du roi Prajadhipok, dont les cendres sont inhumées ici.
Si Yak Sao Ching Cha (le Carrefour près de la Balançoire) est bordée au nord des bâtiments modernes de l’administration municipale. Une énorme balançoire repose sur des piliers en teck rouge. Traditionnellement, jusqu’à la seconde guerre mondiale, se tenait là la fête hindouiste de la Balançoire, aux mois de décembre ou janvier. Quatre concurrents devaient, en se balançant, tenter d’attraper une bourse hors de leur portée. Un « roi des fous » et une foule énorme assistaient au spectacle qui a été remplacé par des divertissements du genre occidental.

Buddhas at Wat Suthat By: Mikel Iturbe UrretxaCC BY 2.0

Le Wat Suthat (Temple de la Balançoire) est ouvert tous les jours de 9 h à 17 h, mais le Bot n’ouvre que les week-end et jours de fêtes bouddhiques.
Ce grand ensemble sacré fut commencé en 1782 sous le règne de Rama Ier, et fut achevé sous celui de Rama III, son petit-fils.
Le Bot avec sa salle de 80 m de long est situé sur une double terrasse. Sur les murs de la première terrasse se trouvent quatre chaires à prêcher et des pavillons pour les Baï Semas. Ses portes d’entrée sont gardées par des statues de soldats en uniformes européens. La cella est entourée d’un portique qui porte le toit à quatre étages ; les portes en teck vernies de noir sont recouvertes des décors de laque dorée. Les linteaux et les tympans pointus sont en bleu, incrustés d’or et d’argent.
Dans le Bot, un grand Bouddha doré est précédé d’un Bouddha plus petit et d’un groupe de 80 disciples grandeur nature ; pour les reconnaître, leur nom a été inscrit sur leur dos. Les murs sont ornés de représentations de la vie du Bouddha, mais les volets et les vantaux des portes sont repeints de divinités hindouistes. Aucun autre temple bouddhique n’est, comme celui-ci, envahi par les dieux du panthéon hindou.
Au nord du Bot, le Vihara du monastère se dresse sur une terrasse élevée. Le cloître abrite 160 statues dorées du Bouddha. La terrasse est décorée de statues chinoises (soldats, etc.) qui avaient servi de ballast au fond des jonques, précaution inutile sur le chemin du retour, lorsque les bateaux étaient chargés de riz. Les portes d’accès, sculptées sur bois, représentent la forêt Himavanda, décrite par le Ramayana, la grande épopée hindoue.
La grande statue de Bouddha en bronze vient du Sukhothai (XIVe siècle). Rama II la fit venir à Bangkok. C’est vers elle qu’accourent les femmes stériles pour l’implorer de leur donner un enfant. Au nord du Temple, l’enceinte est surmontée de tribunes d’où les spectateurs pouvaient assister aux cérémonies de la balançoire.
Près du Wat Suthat, de nombreuses petites boutiques d’artisans fabriquent des objets de prix pour les classes aisées de Bangkok, notamment l’intarso aux motifs traditionnels appliqué sur le bois sculpté au moyen de lamelles de verre coloré ou dorées.
Le Memorial Bridge est un des points névralgiques de la circulation à Bangkok. Ce pont a été construit en souvenir du fondateur de la ville, Rama Ier, dont le monument se dresse sur la rampe nord. Parfois, des parades et des cérémonies en son honneur s’y déroulent.
Sur le Golden Mount (le Mont d’Or), s’élève le Chedi du Wat Sraket. Rama III avait pensé faire construire là un Chedi gigantesque, mais le sol mou céda et les masses de briques s’écroulèrent. C’est le roi Mongkut qui fit amener d’autres remblais et de la terre, faisant ainsi une colline artificielle qui se couvrit de végétation. Pendant la seconde guerre mondiale, les plantes sauvages cèdèrent leur place au ciment pour l’installation de perrons. Dans le Chedi, un os du Bouddha, apporté d’Inde en 1899, est vénéré.
L’ascension de la colline est récompensée par une vue panoramique sur la ville.
Le monastère du Wat Sraket fut construit sous le règne de Rama Ier. Le Bot est situé au centre d’une cour empierrée. A l’intérieur du Bot, près de l’autel, se trouve une statue de Bouddha du XVIIIe siècle. Les fresques murales représentent à l’ouest le Nirvana, avec en dessous l’enfer, où le diable Yama Raja punit cruellement les pécheurs ; à l’est, Thorani noie l’armée des démons sous les flots sortant de sa chevelure.
Des figures d’anges et de moines complètent le décor. Le plafond est splendide avec ses rosettes en or sur fond rouge et ses poutres laquées en noir.
Les volets sculptés montrent des anges armés de glaives, les portes, des soldats européens en grandeur nature.
Le Vihara, également entouré d’une galerie, possède de magnifiques portes sculptées en teck. Un énorme Bouddha provenant d’Ayutthaya a été réinstallé près de l’autel.

Quartier Chinois et New Road
Le quartier chinois de Bangkok se nomme le Sampeng. Si l’élément chinois est présent de façon diffuse dans le pays entier, il s’est concentré avec tout ce qui lui est propre dans le quartier qui se groupe autour de la Jawaraj Road. Une population chinoise considérable vit dans un univers haut en couleurs de boutiques et de restaurants traditionnels, de lampions multicolores, de haut-parleurs bruyants, d’affiches et de banderoles. Nakhon Kasem est le « marché des voleurs » où tout se trafique.
Le Wat Traïmit (le Temple des Trois Amis) est ouvert tous les jours de 9 h à 17 h. Il était autrefois nommé Wat Sam Chene (« des trois Chinois »), jusqu’à ce que le nationalisme thaï en change le nom en 1940.
L’ensemble restauré comprend un grand Bot, un crématoire, des Viharas, des hospices et une construction à deux étages où se trouve la pièce maîtresse du monastère : un Bouddha de 5500 kg en or d’une pureté de 80 %, de la période Sukhothai (XIIIe siècle), découvert par hasard en 1954 sous une couche de plâtre. Lors d’un transport sous la pluie, les couches d’enduit se détachèrent, laissant apparaître cette oeuvre d’un prix inestimable.

L’Est de la ville
Depuis quelques dizaines d’années, Bangkok se développe vers l’est où des maisons et des bungalows modernes se construisent entre les nombreux espaces verts et petits canaux.
Ce quartier est limité au nord par la Phetchaburi Road et au sud par la Rama IV Road. Entre les deux, la Rama Ier Road continue en direction sud-est sous le nom de Sukhumvit Road et devient route nationale.
Hualumpong Railway Station est la gare principale de Bangkok. De là partent les lignes pour le Nord, l’Est et le Nord-Est. Le trafic ferroviaire a un peu perdu de son importance par suite du développement du trafic routier et aérien.
La Rama Ier Road, très fréquentée, quitte le centre en direction de l’est, sur la droite se trouve le Stade national et, à côté le Mah Boonkrong Centre.
En face, la Maison Thaïlandaise de Jim Thompson (Soi Kasem San 2, visite du lundi au samedi de 9 h à 16 h 30. Des visites en français sont proposées à l’entrée de la Maison). Jim Thompson, un Américain, a organisé, après la seconde guerre mondiale, un commerce important d’artisanat de la soie thaïe, puis a acheté d’anciennes maisons de style traditionnel en bois de teck et les a restaurées pour y abriter ses collections d’objets anciens. Une élégante façade donne sur un beau jardin en terrasse ; les toits au profil aigu, les ouvertures trapézoïdales et les parois de teck caractérisent ce type de demeure du centre de la Thaïlande. De belles statues de pierre ou de bronze et des collections de porcelaines chinoises et de peintures décorent l’intérieur. Depuis la disparition de Jim Thompson en Malaisie dans les années 1960, la maison est gérée par son neveu assisté d’un comité de gestion.
Sur la Rama Ier Road, le Siam Intercontinental Hotel est reconnaissable à son toit d’avant-garde.
L’Institut Saowapha est mieux connu sous le nom de Ferme aux Serpents. Il est ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30, les week-end et jours fériés de 8 h 30 à 12 h, entrée payante. Tous les jours, de 11 h et 14 h, ont lieu les repas des serpents et l’extraction du venin. De nombreuses espèces peuvent être observées de très près, sans aucun danger pour le visiteur : le cobra royal, des kraïts, des vipères, etc.
Au nord de la Ferme aux serpents, l’Université Chulalongkorn, a été fondée en 1917 par le roi Vajiravudh (Rama VI) et porte le nom de son père. L’Université dispense, dans ses facultés, l’enseignement des sciences naturelles et humaines, technologie, architecture, sciences politiques et économiques. Les toitures présentent la forme traditionnelle des dos d’âne superposés.
L’Hôpital Chulalongkorn, commencé en 1914, est à l’heure actuelle un centre médical important, où se trouve également le siège de la Croix rouge thaïlandaise.
Le Palais Suan-Pakkad (352-354 Sri Ayutthaya Road, ouvert tous les jours sauf le dimanche de 9 h à 16 h, entrée payante) est l’ancienne résidence privée de la princesse Chumbot, de Nakhon Sawan. Les maisons, d’un luxe raffiné, renferment un mobilier du plus pur style thaï. Un célèbre pavillon de laque, originaire du monastère Wat Ban Kling près d’Ayutthaya, a été transporté ici pour faire partie de l’aménagement des jardins.

Voyage en bateau sur le Menam

Le départ en bateau permet d’entreprendre la visite du Floating Market, le marché flottant, situé dans la partie ouest de la ville, Thonburi.
Les bateaux partent très tôt, à 7 h en hiver ou à 6 h 30 en été, des embarcadères sur le Menam, soit derrière l’université Thammasat, soit près de l’hôtel Oriental. La vedette descend d’abord le Menam, pour s’introduire, en aval du pont Krung Thep, dans le khlong Thao Khanong. Sur les bords du canal, envahis par une végétation tropicale luxuriante, se déploient les images de la vie thaïe dans toute son originalité. Les passagers assistent au réveil et à la toilette matinale des gens qui vivent dans les cabanes construites sur pilotis, nullement gênés par les intrus ou très habitués.
Le trajet prend environ une heure et mène au point de rencontre de tous les sampans et pirogues chargés de marchandises, le Floating Market, « le marché flottant » du Wat Sai. Là, dans une atmosphère effervescente, le spectacle de ce marché pittoresque et son exotisme exubérant peuvent paraître parfois artificiels voire décevants. L’intérêt touristique qu’il suscite lui a ravi de son authenticité (pour découvrir un véritable « marché flottant » il vaut mieux se rendre au Damnoen Saduak).

Marché flottant – Bangkok

Le retour se fait par le khlong Dan et le khlong Bangkok Yai, en passant devant des maisons d’habitation idylliques et sous des ponts romantiques.
A l’embouchure du khlong Bangkok Yai dans le Menam, le bateau passe à droite du Wat Kalaya dont le Vihara possède le toit le plus élevé et le plus long de tous les temples de Bangkok. Haw Trai, la bibliothèque du temple avec les livres sacrés, fut érigée par le roi Mongkut sur la rive du Menam. Ce temple est visité par de rares fidèles du bouddhisme mahayana, pour la plupart chinois.
En face du Wat Kalaya, sur la rive nord-est du khlong Bangkok Yai, se trouve l’École royale des cadets de la Marine.
La vedette remonte ensuite le Menam et rejoint 300 m plus haut, sur la rive ouest, le Wat Arun (le Temple de l’aurore), ouvert tous les jours de 8 h 30 à 17 h 30. Symbole de Bangkok, il est connu par d’innombrables photos et affiches. Nommé autrefois Wat Cheng, il était déjà un grand temple chinois lorsque Tak Sin établit sa résidence à Thonburi. En 1780, le vieux temple a été restauré, mais les constructions marquantes ne furent érigées que sous Rama II et Rama III, entre 1810 et 1840.
Son centre est marqué par un Prang monumental, haut de 86 m, flèche comprise, qui se dresse sur une série de terrasses ajourées, s’amenuisant vers le haut et dont la dernière, sur laquelle s’élève la tour ronde, a déjà 50 m de haut.
Le Chedi du Wat Arun représente l’univers selon la conception du bouddhisme mahayaniste ; le Prang central symbolise le mont Meru (montagne sacrée, résidence des dieux) qui soutient le monde ; ses quatre Prangs moins élevés sont les quatre océans ; les quatre pavillons, les quatre vents. L’ensemble repose sur des limons accumulés sur le bord de la rivière. Il est orné, outre de céramiques et de morceaux de porcelaine chinoise, de frises de kinnaris, de démons grimaçants et de singes entourant les bases des Prangs.
Au nord de l’esplanade, l’Ubosot (autre nom du Bot, salle principale du temple) est composé d’un sanctuaire entouré d’un cloître et d’une porte monumentale gardée par deux statues géantes de Yaks, recouvertes de céramique, et flanquée de deux cellules où sont placées deux statues d?hommes célèbres pour leur piété : Naï Nok et Naï Ruang.
Le cloître a gardé toute sa décoration : sous les auvents, une rangée de Bouddhas assis devant des murs décorés de fresques ; deux éléphants en bronze devant chaque porte ; des Chedis de pierre importés de Chine aux quatre angles, des statuettes de facture chinoise dans la cour. Le sanctuaire, orné de fresques, abrite les cendres du roi Rama II.
Les matériaux de construction sont des briques recouvertes de stuc, de verre, de coquillages, d’éclats de porcelaine et de céramique au glaçage chinois multicolore.
Dans le tiers inférieur de la tour centrale, se trouvent 4 pavillons avec des représentations des étapes principales de la vie du Bouddha : naissance, illumination, première prédication et entrée dans le Nirvana. Dans les niches, la figure verte d’Indra chevauche l’éléphant à trois têtes Erawan ; à ses côtés, Soma, le dieu de la lune, enfourche son étalon blanc (dans les petites tours).
En montant les marches de la tour centrale, des statues de démons, d’anges et de Garudas supportent symboliquement les diverses terrasses. La terrasse ronde offre une vue splendide sur la ville située à l’est, notamment le palais royal sur l’autre rive du Menam avec le Wat Phra Keo et le Wat Po.
Les bâtiments du Wat Arun, avec le Bot rénové par Chulalongkorn, les Viharas, les statues de garde gigantesques (Yaks), le tout animé par la présence des moines et des visiteurs orientaux, forment un ensemble impressionnant.
La prochaine étape atteint les hangars des Barques royales qui sont utilisées de fin octobre ou début novembre, selon le calendrier lunaire, pour transporter le roi au Wat Arun afin de présider la cérémonie du Tot Kathin, à l’issue de laquelle il remet aux prêtres, la robe jaune safran. Le cortège se compose de 35 bateaux décorés de peintures réhaussées d’or et de sculptures. Il faut imaginer ces barques lorsqu’elles sortent sur le fleuve avec les équipages en costumes et bonnets rouges galonnés d’or, ramant au rythme scandé par le chef de navire tandis qu’un chanteur récite des textes poétiques.
La barque qui transporte le roi, se nomme Suphannahong, elle a 44,90 m de long et porte 58 personnes dont 50 rameurs ; la proue est en forme de tête de cygne (hong) dont le bec relevé porte un pendentif doré ; la poupe est en forme de queue de naga. La barque Ananta Nakharat se termine à l’avant par sept têtes de naga sculptés, c’est celle qui transporte les robes que le roi offre aux bonzes du Wat Arun. La barque d’escorte Anekchat Puchong est décorée de Garudas.

Thonburi (Dhunburi)

L’ancienne ville-soeur de Bangkok située sur la rive ouest du Menam, est pratiquement devenue partie intégrante de la Métropole. Trois ponts relient Thonburi à la rive est. Deux grands canaux et de nombreux petits khlongs complètent les voies de circulation. La Prachadhipok Road conduit du Memorial Bridge tout droit au Monument Tak Sin, qui représente le fondateur de la résidence siamoise à Thonburi à cheval. Beaucoup d’habitants vivent encore dans des maisons à pilotis sur les khlongs, comme ce fut le cas à Bangkok jusqu’au début du siècle.
Phra Pa Daeng est un petit village des alentours descendant d’une colonie Môn de la période de Dvaravati. Les fortifications datent de la période Ayutthaya (XVIIe siècle). Elles étaient destinées à verrouiller l’entrée du Menam contre les envahisseurs venant du Golfe.

Autour de Bangkok

Damnoen Saduak
Ce « marché flottant » fait désormais l’objet d’excursions organisées, mais il est possible de l’atteindre par ses propres moyens. Situé à une centaine de kilomètres de Bangkok, il faut environ 1 h 30 pour y parvenir ; mais l’escapade vaut le détour. Dans une atmosphère vivante et chaleureuse, des échanges de toutes les marchandises (viandes, pains, nouilles, thé, glaces, etc.) peuvent être observés. Les sarongs et blouses en coton des marchandes y mettent des couleurs pittoresques.

Muong Boran, « Ville ancienne »
Situé à 25 km au sud-est de Bangkok (région de Samut Prakan), ce musée en plein air regroupe, sur 50 ha, une reconstitution de tous les grands monuments et temples de la Thaïlande (grandeur nature ou au tiers de leur dimension). Le terrain lui-même a été conçu comme une carte du pays à échelle réduite. Ouvert tous les jours de 8 h à 17 h.

Pathumthani
Au nord de l’aéroport de Don Muang, près de la localité de Pathumthani, se trouve un vieux temple qui abrite l’aire de nidification de nombreux oiseaux, dont notamment des cigognes, qui font leurs nids dans les arbres de la région. Celles-ci sont présentes en général de novembre à juin. Le site est facilement accessible au moyen de canots à moteur ou par la route.

Vidéo : Bangkok

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